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On s’est tous émerveillés, au moins une fois, à l’abri des regards, sous une lucarne, face à des toits dont les ardoises lorgnent des gouttières bavardes ou respectant au contraire un silence d’or.

Il faut vivre un seul moment de ceux-là pour en imprimer nos cœurs à vie.

Il faut respirer un seul jour le parfum d’antan de chaume, de torchis sous une charpente endormie par le soleil ou à l’ombre d’une terrasse pour avoir l’impression de toucher le toit du monde.

Il faut avoir épié une seule fois les pigeons s’agitant sur une chaumière pour connaître un état de béatitude par lequel on se sent renaître.

Il est seulement donné la chance au clocher, à la faîtière ou encore au pigeonnier de connaître cet état de grâce propre à chaque lueur du jour ou de la nuit que la voûte céleste veut bien leur confier.

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